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Arthrose du genou : les conseils d’un orthopédiste pour protéger vos articulations en vieillissant

SoonNight - Arthrose du genou : les conseils d'un orthopédiste pour protéger vos articulations en vieillissant

Un orthopédiste livre ses recommandations pour protéger vos genoux face à l'arthrose en 2026. Prévention et gestes clés à adopter.

Les douleurs aux genoux touchent de nombreuses personnes en France, notamment à cause de l’arthrose. Selon l’Inserm, cette maladie articulaire affecte près de 10 millions de personnes. Heureusement, adopter les bons gestes peut aider à préserver ces articulations au fil des années.

Les conseils clés d’un chirurgien orthopédiste

Le chirurgien orthopédiste Steven Svoboda insiste d’abord sur la prévention des blessures. En effet, une lésion ligamentaire grave peut avoir des conséquences durables sur la santé articulaire.

D’après plusieurs études, une rupture du ligament croisé antérieur ou une déchirure du ménisque multiplie par 7 ou 8 le risque d’arthrose. Ainsi, la prudence reste le premier réflexe à adopter.

L’activité physique : un équilibre à trouver

Bouger régulièrement aide à bien vieillir. Pourtant, il convient de ne pas forcer ses articulations. L’objectif est de choisir une discipline qui procure du bien-être.

« Si une certaine dose d’activité physique est bénéfique, trop d’activité n’est pas toujours préférable. »

Par ailleurs, le spécialiste rappelle que l’obésité et le tabagisme augmentent le risque de douleurs aux genoux. Ces facteurs exposent aussi à l’arthrite.

Prendre soin de ses articulations avant l’apparition des douleurs

Protéger ses genoux ne se limite pas aux moments de souffrance. Le docteur Svoboda conseille de renforcer les muscles environnants. De plus, il ne faut pas forcément renoncer au sport.

  • Éviter les blessures ligamentaires et méniscales
  • Pratiquer une activité physique modérée
  • Maintenir un poids de forme
  • Arrêter le tabac
  • Renforcer les muscles autour des articulations

La prudence reste de mise dans le choix des activités. Un sport doux peut aider à préserver la mobilité sans surcharger les articulations.

Quand envisager une prothèse ?

Certains patients souhaitent poser des prothèses de genou pour régler leurs problèmes articulaires. Cette solution convient aux situations graves. Elle n’est cependant pas une solution miracle.

Le spécialiste précise que les prothèses ne rendent pas un genou parfaitement fonctionnel. Une étude montre que 10 à 20 % des personnes ayant subi une arthroplastie sont insatisfaites.

Des attentes réalistes pour éviter les déceptions

L’expert met en garde contre les espoirs irréalistes. La convalescence après une opération demande du temps. Sans attentes adaptées, la déception peut survenir.

Steven Svoboda souligne ce point avec clarté. Opérer quelqu’un qui souhaite une solution rapide peut mener à la frustration. La durée de récupération doit être comprise avant l’intervention.

Prendre soin de ses genoux au quotidien reste donc la meilleure stratégie. Les gestes préventifs permettent de retarder, voire d’éviter, des interventions lourdes.

Comprendre la gonarthrose : les chiffres clés

L’arthrose du genou, appelée gonarthrose dans le vocabulaire médical, touche environ 10 millions de Français selon les données de la Société française de rhumatologie. La prévalence augmente avec l’âge, atteignant 65 pour cent des personnes de plus de 65 ans à des degrés variables.

Cette pathologie résulte de l’usure progressive du cartilage articulaire, qui amortit normalement les chocs entre fémur et tibia. Avec le temps, le cartilage s’amincit, les surfaces osseuses se touchent et provoquent douleur, raideur et limitation des mouvements. La gonarthrose représente la première cause de handicap moteur après 50 ans en France.

Trois facteurs aggravants à ne plus ignorer

Au-delà du vieillissement naturel, trois facteurs accélèrent considérablement la dégradation articulaire. Le surpoids exerce une pression continue sur les genoux : chaque kilo en trop multiplie par quatre la charge sur les articulations à chaque pas.

La sédentarité affaiblit les muscles stabilisateurs du genou, en particulier le quadriceps, qui ne joue plus son rôle d’amortisseur naturel. Enfin, certaines mauvaises postures professionnelles, comme la station debout prolongée ou les gestes répétitifs en flexion, sollicitent excessivement l’articulation.

Les exercices recommandés par les kinésithérapeutes

L’activité physique adaptée constitue le premier traitement de fond de la gonarthrose, validé par toutes les recommandations médicales. La Haute Autorité de Santé préconise de renforcer le quadriceps par des extensions de jambe assise, à raison de trois séries de 15 répétitions par jour.

Le vélo cardio, en salle ou en plein air, sollicite le genou en mouvement fluide sans impact. La natation et l’aquagym présentent l’avantage de soulager le poids du corps tout en travaillant les muscles. Les sports à éviter incluent la course à pied sur route dure et les sports de saut comme le basketball.

Alimentation anti-inflammatoire : ce qui fonctionne vraiment

L’alimentation joue un rôle reconnu dans l’évolution de l’arthrose, principalement via son effet sur l’inflammation chronique de bas grade. Les oméga-3 présents dans les poissons gras comme le saumon, le maquereau et les sardines réduisent les marqueurs inflammatoires.

Le curcuma, consommé régulièrement, possède des propriétés anti-inflammatoires démontrées par plusieurs études cliniques. À l’inverse, la consommation excessive de sucres rapides, d’aliments ultra-transformés et de graisses trans favorise l’inflammation systémique. La perte de poids, même modérée, soulage immédiatement les genoux.

Quand consulter un orthopédiste

Consultez votre médecin traitant dès l’apparition de douleurs persistantes au genou de plus de quelques semaines. Une consultation spécialisée en orthopédie devient nécessaire en cas de douleur intense résistant aux antalgiques, de limitation importante des mouvements, ou d’épanchement articulaire récurrent.

L’orthopédiste peut prescrire des examens d’imagerie, proposer des infiltrations d’acide hyaluronique, des injections de plasma riche en plaquettes ou, en dernier recours, envisager une prothèse partielle ou totale du genou. Ces décisions thérapeutiques se prennent toujours après échec des traitements conservateurs.

FAQ : arthrose du genou

L’arthrose du genou peut-elle guérir ? Non, le cartilage usé ne se régénère pas spontanément. Mais l’évolution peut être ralentie significativement par l’activité physique adaptée, la perte de poids et un suivi médical régulier.

Quel est le meilleur sport contre l’arthrose ? La natation et le vélo sont unanimement recommandés. Ils renforcent les muscles sans solliciter le cartilage par des impacts répétés.

À quel âge pose-t-on une prothèse de genou ? Il n’y a pas d’âge réglementaire. La décision dépend de l’intensité de la gêne, de l’échec des autres traitements et de l’état général du patient. La majorité des prothèses sont posées entre 65 et 80 ans.

Cet article a vocation à informer. Pour tout problème de santé persistant, consultez votre médecin traitant.

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