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Ortie : 8 fois plus de calcium que l’épinard, cette plante gratuite pousse dans votre jardin et vous la jetez

SoonNight - Ortie : 8 fois plus de calcium que l'épinard, cette plante gratuite pousse dans votre jardin et vous la jetez

Cette mauvaise herbe gratuite affiche 630 mg de calcium pour 100 g, soit 8 fois plus que l'épinard. Voici comment la cueillir sans se piquer.

Chaque week-end, dans beaucoup de jardins, les mêmes touffes de plantes urticantes finissent au compost. Pourtant, cette mauvaise herbe gratuite que vous arrachez cache des valeurs nutritionnelles spectaculaires. Elle affiche 8 fois plus de calcium que l’épinard et 12 fois plus de vitamine C.

L’ortie, une mauvaise herbe gratuite aux propriétés nutritionnelles exceptionnelles

Ce légume sauvage, c’est l’ortie, Urtica dioica, longtemps cataloguée « mauvaise herbe ». Sur 100 g de feuilles fraîches, on retrouve 630 mg de calcium, 333 mg de vitamine C et entre 5,5 et 7,4 g de protéines complètes. Ces chiffres ont été publiés dans une revue spécialisée et confirmés par l’École de Diététique et de Nutrition Humaine.

Un épinard bio contient en moyenne 75 mg de calcium pour 100 g. L’ortie en affiche donc environ 8 fois plus. Pour la vitamine C, l’écart est tout aussi spectaculaire : 333 mg pour l’ortie contre une quantité bien inférieure pour l’épinard.

Ses feuilles rassemblent jusqu’à 20 % de minéraux dans leur masse sèche. On y trouve du calcium, du fer, du magnésium, du potassium, de la silice et du zinc. La chlorophylle atteint de l’ordre de 4,8 mg par gramme de feuilles sèches.

« Séchée, l’ortie atteint 40 % de protéines, quand le blanc de poulet plafonne à 23 %. »

Des bienfaits reconnus pour la santé des seniors

Dans 100 g de feuilles fraîches, les apports journaliers recommandés en calcium et en fer sont couverts. L’association fer + vitamine C favorise l’absorption, ce qui intéresse les personnes sujettes à l’anémie. Grâce à son calcium, son potassium, sa silice et son fer, l’ortie a une action reminéralisante jugée utile en cas d’arthrose ou d’ostéoporose.

Des études in vitro et in vivo chez l’animal décrivent des propriétés anti-inflammatoire, antioxydante et analgésique. Elles mentionnent aussi des effets anti-hypertensive et protectrice vis-à-vis des maladies cardiovasculaires. Cette mauvaise herbe gratuite présente donc un intérêt nutritionnel précieux pour les végétariens et les seniors.

  • 630 mg de calcium pour 100 g de feuilles fraîches
  • 333 mg de vitamine C pour 100 g
  • Entre 5,5 et 7,4 g de protéines complètes
  • Jusqu’à 40 % de protéines une fois séchée
  • Jusqu’à 20 % de minéraux dans la masse sèche

Comment cueillir cette mauvaise herbe gratuite sans se piquer

La peur vient de ses poils urticants, remplis d’un liquide contenant acétylcholine, histamine et sérotonine. Ces poils sont orientés vers le haut de la plante. Le geste hésitant est celui qui pique le plus.

Sans gants, il suffit de suivre une méthode simple. Saisissez la tige là où elle porte peu de poils, sous la feuille. Remontez ensuite franchement dans le sens du poil pour écraser les aiguilles. Les jeunes pousses du sommet, les quatre à six feuilles du haut, piquent moins sous leur face inférieure.

En cas de piqûre, des feuilles de plantain frottées sur la zone soulagent rapidement. Cette mauvaise herbe gratuite se récolte de mai à octobre, surtout au printemps. Le taux de protéines est maximal en avril.

Conseils pour préserver les vitamines de l’ortie

On évite les bords de route, les zones polluées et les champs traités. Privilégiez les touffes éloignées des passages. Une fois rentrée, l’urticance disparaît après deux minutes dans l’eau bouillante.

Le séchage ou le mixage fin brisent aussi mécaniquement les poils. Ainsi, la mauvaise herbe gratuite devient facile à consommer. La vitamine C s’oxydant vite, mieux vaut cueillir juste avant utilisation. Pour le séchage, les sources recommandent environ 40 °C dans un local ventilé et obscur.

Un légume gratuit aux usages santé et jardin

Sur le plan médical, feuilles et racines n’ont pas le même rôle. Selon l’Organisation mondiale de la santé, l’usage de la racine d’ortie est « cliniquement établi dans le traitement des problèmes d’émission d’urine liés à l’hypertrophie bénigne de la prostate légère à modérée, lorsque l’absence de cancer de la prostate est avérée ».

Les essais restent de qualité variable et l’Agence européenne du médicament se montre plus réservée. On parle donc d’efficacité prometteuse mais non miraculeuse. Un effet anti-histaminique utile pour certaines allergies est aussi souligné.

La prudence s’impose en cas de traitements pour l’hypertension, de prise de diurétiques, d’anti-inflammatoires ou d’anticoagulants. Cette mauvaise herbe gratuite peut interagir avec ces médicaments.

L’ortie sert enfin au jardin sous forme de purin d’ortie, un biostimulant issu de la fermentation de feuilles fraîches. Mesurée par le chercheur suédois Rolf Peterson, sa composition atteint 595 ppm d’azote, 630 ppm de potassium et 730 ppm de calcium. La préparation classique utilise 1 kg de feuilles pour 10 litres d’eau de pluie, à laisser fermenter entre 5 et 14 jours. Légal en France depuis 2011 comme préparation naturelle peu préoccupante, ce purin illustre à quel point cette mauvaise herbe gratuite peut nourrir à la fois l’assiette et le potager.

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