Hausse de 2,5% sur l’électricité, ce réglage évite que la piscine vire au vert
Hausse de 2,5 % sur l'électricité en 2026 : découvrez combien coûte vraiment la filtration de votre piscine et les réglages pour éviter la facture qui s'emballe.
Chaque été, la pompe de filtration tourne des heures sans que son coût réel soit vraiment mesuré. Depuis le 1er août 2026, une hausse de 2,5 % des tarifs réglementés de l’électricité, validée par la Commission de régulation de l’énergie (CRE), change la donne pour les propriétaires d’une piscine. La CRE relie cette évolution aux coûts de réseau et aux taxes, dont l’accise sur l’électricité.
Ce que la hausse coûte vraiment à votre piscine
Avant même d’aborder les réglages, il faut poser les chiffres. La Bellenergie chiffre la consommation moyenne d’une pompe de 0,75 kW à environ 2 437 kWh par an, soit 472,8 € au tarif de 0,1940 €/kWh (TRV base 6 kVA, février 2026). Avec la hausse de 2,5 %, ce poste approche les 485 €.
Pour une pompe plus modeste de 0,55 kW, fonctionnant 2 h/jour en hiver, 7 h au printemps et en automne, et 15 h en été, la consommation annuelle atteint 1 686 kWh. La facture passe ainsi d’environ 327 € à près de 335 € après la hausse. Ce n’est qu’une moyenne, et les dépassements d’horaires peuvent alourdir la note.
En plein été, avec une eau à 28 °C, les professionnels recommandent jusqu’à 14 heures de filtration quotidienne. Pour une piscine enterrée de 40 m³ équipée d’une pompe de 1 000 W, cela représente 14 kWh par jour. Sur trois mois d’été, soit 90 jours, la consommation atteint 1 260 kWh, soit environ 244 € avant la hausse et près de 250 € après.
Le scénario le plus coûteux : la pompe qui tourne en continu
Le dérapage survient quand la pompe fonctionne presque sans interruption. À 1 kW, un fonctionnement 24 h/24 consomme 24 kWh par jour. Au nouveau tarif voisin de 0,20 €/kWh, chaque journée coûte un peu moins de 5 €, soit plus de 140 € par mois si ce régime se prolonge.
Pour une pompe plus puissante ou un prix du kWh supérieur au TRV, la note s’alourdit encore. La formule pour calculer sa propre consommation reste simple : Consommation (kWh) = Puissance (W) × Durée (h) / 1 000. La puissance figure sur la plaque de la pompe ; si elle est exprimée en chevaux-vapeur, 1 CV équivaut à 0,735 kW.
Filtrer juste ce qu’il faut pour garder l’eau claire
La filtration représente environ 80 % du travail d’entretien de l’eau, contre 20 % pour les produits de traitement. L’objectif n’est donc pas de couper la pompe, mais de filtrer juste ce qu’il faut. Une règle pratique consiste à diviser la température de l’eau par deux : à 20 °C, 10 h suffisent ; à 28 °C, il faut viser 14 h.
Les repères de La Bellenergie précisent les seuils : en dessous de 15 °C, 2 heures suffisent ; entre 16 et 24 °C, viser 8 heures ; à 24 °C, passer à 12 heures ; au-delà, monter jusqu’à 14 h, de préférence en journée pour contrôler algues et bactéries.
Les réglages concrets pour réduire la facture
Plusieurs leviers se cumulent pour alléger la note sans laisser la piscine verdir. En voici les principaux, directement issus des recommandations de La Bellenergie :
- Installer une pompe à vitesse variable, qui peut générer jusqu’à 80 % d’économie avec un retour sur investissement en deux à quatre ans.
- Utiliser un programmateur ou un coffret de filtration pour automatiser les plages horaires.
- Effectuer un contre-lavage du filtre dès que le manomètre affiche +0,2 bar.
- Nettoyer régulièrement les paniers de skimmer pour maintenir le débit.
- Couvrir le bassin pour limiter l’évaporation et réduire le temps de marche.
Ces actions se combinent et permettent de réduire la durée de filtration sans compromettre la qualité de l’eau. Dans un contexte de hausse durable des tarifs, chaque heure économisée sur la pompe se traduit directement sur la facture annuelle.