Une seule plante dans la chambre suffit pour mieux dormir, selon la NASA et l’ADEME
La NASA et l'ADEME l'affirment : une seule plante bien placée dans la chambre peut améliorer le confort respiratoire et la qualité du réveil.
La qualité de l’air dans une chambre influence directement la façon dont on dort, souvent sans qu’on s’en rende compte. Pourtant, beaucoup investissent dans un nouveau matelas ou un masque de nuit, en oubliant ce qu’on respire pendant huit heures. La NASA et l’ADEME s’accordent sur un point : une seule plante ne transforme pas la pièce en bulle stérile, mais elle peut changer la façon dont on se réveille, à condition de l’utiliser intelligemment.
Pourquoi l’air de la chambre peut perturber le sommeil
Dans une chambre fermée, le niveau de dioxyde de carbone monte rapidement pendant la nuit. S’y ajoutent la poussière, les allergènes, les poils d’animaux et des composés organiques volatils comme le formaldéhyde, le benzène ou le trichloroéthylène, libérés par les meubles, les peintures et certains produits ménagers.
Ce cocktail irrite le nez, la gorge et les voies respiratoires. Par conséquent, le sommeil devient plus léger, les réveils se multiplient et l’on se lève parfois avec la gorge sèche ou le nez bouché.
Les études sur l’air intérieur montrent qu’il peut être plus pollué que l’air extérieur. Ainsi, l’ADEME recommande d’aérer quelques minutes chaque jour, de limiter la poussière et l’excès d’humidité, et de choisir des produits d’entretien moins agressifs.
Ces gestes restent la base pour une pièce de repos plus saine
Ces habitudes simples sont surtout utiles pour les personnes allergiques, asthmatiques ou sensibles aux variations d’humidité. En revanche, elles ne coûtent rien et produisent des effets rapides sur le confort respiratoire nocturne.
Aérer reste donc le geste numéro un. Une plante peut compléter cette routine, mais elle ne la remplace pas.
« Les plantes ne remplacent jamais l’aération ni une vraie ventilation. » — ADEME
Plantes dépolluantes : ce qu’elles font vraiment
Les plantes dites dépolluantes sont étudiées depuis les travaux de la NASA sur l’air des stations spatiales. Leurs feuilles, leurs racines et les micro-organismes du terreau peuvent capter une partie des COV comme le formaldéhyde, le benzène ou le xylène.
Le chercheur Bill Wolverton évoquait deux plantes de bonne taille pour neuf mètres carrés pour obtenir, en laboratoire, une dépollution notable dans un volume d’air totalement clos. Dans un logement réel, avec des fenêtres et des portes qui s’ouvrent, l’effet reste bien plus modeste.
En revanche, une plante bien choisie apaise le regard, donne envie de prendre soin de la pièce et rappelle d’aérer. Une seule dans la chambre peut déjà rendre l’atmosphère plus douce et aider à se détendre au moment du coucher.
- Les feuilles, les racines et les micro-organismes du substrat retiennent une partie des composés organiques volatils.
- La présence de verdure incite à mieux ventiler et à limiter la poussière.
- Elle aide à instaurer une routine de chambre plus douce au moment du coucher.
- Le confort respiratoire et la sensation de fraîcheur au réveil s’en trouvent améliorés.
- Un terreau détrempé favorise les moisissures : il faut donc arroser avec mesure.
Le bon geste : dépoussiérer les feuilles régulièrement
Placer la plante sur une étagère ou une commode lumineuse lui permet d’échanger mieux avec l’air. Dépoussiérer régulièrement ses feuilles avec un chiffon doux renforce cet échange et la garde vraiment décorative.
À ne jamais faire : trop arroser. Un terreau détrempé favorise les moisissures et peut dégrader la qualité de l’air au lieu de l’améliorer.
Quelle plante choisir pour la chambre et comment l’installer
Pour une chambre, les valeurs sûres sont le Chlorophytum comosum (plante araignée), très tolérant aux oublis d’arrosage, le Spathiphyllum ou lys de la paix, élégant avec ses fleurs blanches, et la Sansevieria, ou langue de belle-mère, presque increvable et peu encombrante. Le pothos en suspension fonctionne bien si l’espace manque.
L’essentiel est de choisir une espèce facile, qui donne envie de la garder longtemps. Une plante fragile qui finit desséchée n’apporte aucun bénéfice, ni visuel ni respiratoire.
La plante se place idéalement sur une commode ou une étagère près d’une fenêtre, sans bloquer les grilles de ventilation ni surplomber le lit. L’arrosage doit rester mesuré : si la terre est encore humide, on attend. De plus, un dépoussiérage régulier et la vérification de la toxicité de l’espèce protègent enfants et animaux.