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Elle vit dans un village de 9 habitants et dépense 50 euros de courses par mois grâce à son potager

Soonnight - Elle vit dans un village de 9 habitants et dépense 50 euros de courses par mois grâce à son potager

Avec 50 euros de courses par mois, Lucía vit presque en autarcie en Galice grâce à son potager et à la cueillette dans son village de neuf habitants.

Vivre avec seulement 50 euros de courses par mois, c’est le quotidien assumé de Lucía, une jeune femme de 27 ans installée dans un coin de Galice que peu de gens connaissent encore. Ce chiffre, à peine le prix d’un panier moyen pour une semaine dans une grande surface, résume à lui seul un choix de vie radical.

Un village de neuf habitants au cœur de la Galice espagnole

L’Espagne compte près de 3 000 villages totalement abandonnés. Lucía, elle, a choisi d’en rejoindre un qui respire encore, à peine.

Sa communauté rassemble neuf personnes en tout, elle comprise. Pourtant, dès son arrivée, elle a su qu’elle resterait.

Elle se souvient avoir ressenti quelque chose d’immédiat à son arrivée. Elle s’est dit « c’est chez moi » et n’a plus envisagé de repartir.

Ce n’était pas une décision prise sur un coup de tête. Lucía est titulaire d’un diplôme dans le domaine de l’agriculture durable. Ce bagage lui a donné les outils pour concrétiser un projet mûrement réfléchi.

50 euros de courses par mois grâce au potager et à la cueillette

Comment tient-on un budget alimentaire aussi serré ? La réponse tient en deux mots pour Lucía : potager et cueillette. Entre les deux, elle réduit ses achats au strict minimum.

Les rares passages en supermarché servent uniquement à compléter quelques produits de base. Le riz et l’huile figurent parmi les seuls articles qu’elle achète encore en grande surface.

Elle le formule clairement dans une vidéo publiée sur YouTube. Avec le potager et ce qu’elle récolte dans la nature, elle dépense très peu pour se nourrir au quotidien.

Son objectif désormais est d’agrandir ce potager autant que possible. Plus il produira, moins elle aura besoin de sortir son porte-monnaie.

Une maison centenaire à restaurer et des animaux à entretenir

Le poste de dépense le plus lourd dans le budget de Lucía n’est donc pas l’alimentation. Ce sont ses animaux, qui lui coûtent environ 150 euros par mois.

Par ailleurs, elle restaure une maison ancienne de plus de cent ans. Pour financer ces travaux, elle a notamment mobilisé une partie de ses allocations chômage mises de côté.

Elle attend par ailleurs une réponse pour obtenir une aide à l’installation rurale. Cette aide lui permettrait d’acheter des vaches et de démarrer son propre élevage sur la propriété.

Son modèle s’oriente ainsi vers une autarcie progressive. Chaque étape franchie réduit un peu plus sa dépendance à l’extérieur.

Fuir Madrid pour retrouver un rythme de vie différent

Avant la Galice, Lucía vivait dans une grande ville espagnole. Madrid offre de nombreuses opportunités, certes, mais aussi la pollution, le bruit, les embouteillages et un sentiment d’insécurité diffus.

Or, depuis son enfance, Lucía nourrit une passion profonde pour la nature. Cette attirance n’a fait que croître avec les années, jusqu’à devenir un projet de vie concret.

Dès lors, quitter la capitale n’était pas fuir quelque chose. C’était surtout aller vers ce qui lui correspondait vraiment.

Cet exemple illustre une réalité plus large. En Espagne, la désertification rurale est un phénomène documenté, et des profils comme celui de Lucía montrent qu’une installation choisie peut ralentir ce mouvement.

  • Potager cultivé pour couvrir l’essentiel des besoins alimentaires
  • Cueillette en complément pour réduire encore les achats
  • Passage en supermarché limité aux produits de base comme le riz ou l’huile
  • Allocations chômage réinvesties dans la restauration de la maison
  • Demande d’aide à l’installation en cours pour financer un élevage de vaches

Quand vivre à la campagne devient une stratégie économique assumée

Lucía le dit sans détour : vivre à la campagne ne coûte pas cher quand on dispose de ses propres animaux et d’un potager. Ce n’est pas une formule abstraite, c’est son bilan mensuel réel.

D’un côté, 50 euros de courses pour elle-même. De l’autre, 150 euros pour ses bêtes. Son mode de vie exige de l’implication, mais il produit une autonomie que peu de budgets urbains permettent d’atteindre.

Car l’autarcie partielle qu’elle construit n’est pas un retour en arrière. C’est un modèle pensé, progressif, fondé sur des compétences réelles et un territoire qu’elle a choisi d’habiter pleinement.

En 2026, alors que les prix alimentaires pèsent lourd dans de nombreux foyers français et européens, le cas de Lucía rappelle qu’une autre façon de calculer ses dépenses existe. Cela demande du temps, de l’espace et de la volonté, mais aussi un projet de vie qui tient ses promesses au quotidien.

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