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Ces objets posés devant la porte découragent squatteurs et cambrioleurs cet été

SoonNight - Ces objets posés devant la porte découragent squatteurs et cambrioleurs cet été

Cambriolages et squats menacent les logements vides. Quelques objets bien placés devant la porte suffisent à décourager les intrus cet été.

Rentrer de vacances pour trouver son logement occupé par des inconnus : ce cauchemar touche chaque année des milliers de propriétaires en France. Face à la montée des cambriolages et des squats, des solutions simples et peu coûteuses existent pourtant, et elles reposent sur un principe vieux comme le monde : faire croire que la maison n’est jamais vraiment vide.

Des objets du quotidien pour prévenir cambriolages et squats

Le principe est aussi ancien qu’efficace. Un logement qui semble habité, entretenu et surveillé attire beaucoup moins l’attention qu’une façade silencieuse aux volets fermés depuis des semaines. Plusieurs objets courants, disposés de façon naturelle devant la porte ou aux abords du logement, suffisent à créer cette illusion de présence.

Un paillasson usé, par exemple, donne l’impression que des allées et venues régulières ont lieu. De même, une plante en pot ou un vélo garé devant l’entrée suggèrent qu’un occupant revient fréquemment. Ces détails, anodins en apparence, sont précisément ceux qui retiennent l’attention d’un intrus potentiel.

D’autres astuces jouent sur la lumière et le mouvement. Des luminaires programmés à distance, qui s’allument et s’éteignent à des heures variées, reproduisent les habitudes d’un foyer actif. Les volets roulants automatiques, réglés pour s’ouvrir et se fermer à des moments différents, renforcent encore cette impression. Ces dispositifs, combinés à un sticker « propriété protégée » ou à un panneau de télésurveillance visible depuis la rue, constituent un signal fort pour quiconque envisagerait de s’introduire dans le logement.

  • Un paillasson usé, signe de passages fréquents
  • Une plante en pot ou un vélo garé devant l’entrée
  • Des lumières programmées à des horaires variables
  • Des volets roulants automatiques à ouvertures aléatoires
  • Un panneau ou sticker de télésurveillance visible de l’extérieur
  • Des objets du quotidien posés naturellement (balais, bûches)

Des objets plus banals encore, comme un balai appuyé contre le mur ou des bûches empilées près de la porte, participent à cette mise en scène. Posés de façon naturelle, ils donnent l’impression d’une occupation récente et régulière. Ces astuces, souvent transmises de génération en génération, n’ont rien d’anecdotique face à l’ampleur du phénomène.

Un phénomène en hausse, concentré dans quelques régions

Le squat progresse en France, et les chiffres le confirment. En 2019, près de 1 130 décisions d’expulsion de squatteurs ont été rendues par les tribunaux civils. Parmi ces affaires, 45 % concernaient des familles et 39 % des personnes seules. Dans 93 % des situations, l’expulsion totale a été ordonnée par les juges.

Les premières données de l’Observatoire des squats, lancé en 2021, révèlent par ailleurs une forte concentration géographique. 80 % des cas se situent dans quatre régions : l’Île-de-France concentre à elle seule près de 40 % des signalements, devant les Hauts-de-France (17 %), la région PACA (16 %) et l’Occitanie (13 %). Les propriétaires de ces zones sont donc particulièrement exposés, qu’il s’agisse de cambriolages ou d’occupations illégales.

En 2026, le ministère de l’Intérieur rappelle que la trêve hivernale ne s’applique plus aux squatteurs. Concrètement, cela signifie qu’une expulsion peut être demandée à n’importe quel moment de l’année, sans attendre la fin de la période hivernale. Une évolution juridique importante pour les propriétaires victimes de ce type d’intrusion.

Que faire si le logement est déjà occupé illégalement ?

Malgré toutes les précautions, un squat peut survenir. Dans ce cas, la première règle est de ne jamais tenter d’expulser soi-même les occupants. La démarche doit passer par les voies officielles, sans exception.

Il faut d’abord signaler immédiatement la présence d’occupants illégaux à la police ou à la gendarmerie. Ensuite, déposer une plainte pour violation de domicile permet d’activer une procédure accélérée : constat, mise en demeure, puis expulsion dans les meilleurs délais. Si cette voie rapide ne suffit pas, il reste possible de saisir un tribunal via un avocat pour obtenir la restitution du bien par voie judiciaire.

Ces démarches, bien que contraignantes, sont les seules qui garantissent une issue légale et durable. Car face aux cambriolages comme aux squats, la prévention reste la meilleure arme, mais connaître ses droits constitue un filet de sécurité indispensable.

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