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Allergie aux pollens : ce risque grimpe à 5 sur 5 dans un large quart nord-est

SoonNight - Allergie aux pollens : ce risque grimpe à 5 sur 5 dans un large quart nord-est

Allergie aux pollens en alerte maximale dans le quart nord-est de la France. Ambroisie, symptômes, gestes à adopter : ce qu'il faut savoir.

Chaque automne, des millions de personnes pensent avoir un simple rhume, alors qu’elles font face à une réaction allergique. En ce début septembre 2026, le risque lié aux pollens atteint son niveau maximal dans plusieurs grandes régions françaises, et les conditions météo actuelles aggravent encore la situation.

Un niveau d’alerte maximal dans plusieurs régions

Ce mardi 1er septembre 2026, le risque allergique grimpe à 5 sur 5 dans un large quart nord-est du pays. Les Hauts-de-France, la Normandie, le Grand Est, la Bourgogne-Franche-Comté, l’Île-de-France et l’Auvergne-Rhône-Alpes sont toutes concernées par ce niveau d’exposition très élevé. D’après Adrien Thomas, météorologue pour La Chaîne Météo, la chaleur, le soleil et l’absence de pluie favorisent actuellement la dispersion des pollens dans l’air.

Le réseau Atmo France, qui surveille la qualité de l’air en France, signale par ailleurs un pic de pollen dans le Centre-Val de Loire et en Provence-Alpes-Côte d’Azur en ce début de semaine. À Lyon, le risque lié à l’ambroisie est jugé particulièrement élevé ce mardi.

Deux familles de pollens dominent en ce moment

À cette période de l’année, deux types de pollens concentrent l’essentiel du risque allergique. D’un côté, les urticacées, qui regroupent notamment les orties et les pariétaires, maintiennent un niveau très élevé à l’échelle nationale selon le météorologue. De l’autre, l’ambroisie s’impose comme la plante la plus redoutée de la fin d’été.

Cette plante invasive, originaire d’Amérique du Nord, est particulièrement implantée en Auvergne-Rhône-Alpes et en Bourgogne-Franche-Comté, comme le rappelle l’Agence régionale de santé de la région. Son pollen est très allergisant. Il peut provoquer des éternuements, un nez qui coule, de la fatigue, des yeux irrités, de la toux, voire des difficultés respiratoires chez certaines personnes.

Ce phénomène s’inscrit dans un calendrier pollinique qui s’étire sur environ 10 mois sur 12 en France, selon le ministère de la Santé. Après les pollens d’arbres au printemps et ceux des graminées en début d’été, les plantes herbacées prennent donc le relais à la fin de la saison chaude.

Comment savoir si on est allergique aux pollens ?

Certains symptômes reviennent chaque année à la même période sans qu’on en identifie la cause. Le ministère de la Santé précise que des signes répétés et saisonniers, comme des éternuements fréquents, un nez qui gratte ou qui coule, des yeux rouges ou larmoyants, une toux persistante ou une respiration sifflante, peuvent indiquer une allergie aux pollens. Dans ce cas, consulter un médecin ou demander conseil à un pharmacien est recommandé.

Les bons réflexes pour réduire son exposition

Pour les personnes sensibles, adapter ses habitudes pendant les pics polliniques peut faire une vraie différence. Le ministère de la Santé recommande de suivre régulièrement les informations sur les pollens dans sa région afin d’ajuster ses activités en conséquence. Voici les gestes concrets à adopter :

  • Éviter de faire sécher le linge à l’extérieur pendant les périodes à risque.
  • Se rincer les cheveux le soir pour éliminer les pollens accumulés dans la journée.
  • Limiter les activités en plein air lors des pics, dans la mesure du possible.
  • Aérer son logement seulement 10 minutes par jour, de préférence au lever et au coucher.
  • Garder les vitres fermées en voiture pour éviter l’entrée des pollens.
  • Éviter d’aggraver les symptômes en s’exposant à des facteurs irritants comme le tabac ou les bougies.

Ces précautions simples permettent de limiter le contact avec les pollens au quotidien. Car même si l’allergie ne se guérit pas par ces seuls gestes, réduire l’exposition reste le premier levier pour atténuer les symptômes et traverser cette période plus sereinement.

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