Le rappeur 50 Cent crée la polémique dans un Club de Strip-Tease

Le rappeur 50 Cent crée la polémique dans un Club de Strip-Tease
Instagram 50cent
Musique

Alors qu'il s'est montré généreux, des danseuses ont commencé à l'incendier sur les réseaux sociaux.


Image : Instagram 50cent

Une polémique pour un acte de générosité

50 Cent a passé une très bonne soirée ce Week-end, à New York, dans un club de strip-tease. En effet, apparemment très satisfait de la prestation des danseuses, le rappeur leur a laissé un énorme pourboire. Toutefois, à la fin de la soirée, 50 Cent a estimé qu’il n’y avait pas de raison pour que les barmen ne profitent pas aussi de sa générosité. Il leur a donc offert une partie de la somme. D’ailleurs, une séquence de la scène est disponible sur Instagram.

 

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Malheureusement, il a très vite été rappelé à l'ordre par des danseuses, qui ont voulu se battre avec lui. Le chanteur de "In Da Club" n'était pas au courant qu'une polémique avait eu lieu quelques mois plus tôt. En octobre 2017, toutes les strip-teaseuses de la ville ont en effet entamé une grève. Elles estimaient que les barmen, qui travaillent habillés, volaient les pourboires des danseuses en faisant mine de nettoyer les tables pendant le spectacle. Depuis, le chanteur a reçu des dizaines de messages des "strip-teaseuses en colère".

Les strip-teaseuses et le hip hop

« Le féminisme ne devrait pas décourager un certain type de femmes à s'y intéresser sous prétexte qu'elles n'ont pas lu tel ou tel livre. » Cette citation de la rappeuse Cardi B pourrait tout à fait être celle de la poétesse et théoricienne Audre Lorde. Pourtant c'est bien la rappeuse qui fustigeait il y a quelques jours dans une interview l'académisme et l'entre soi des milieux féministes. Cardi B incarne également une communauté de strip-teaseuses qui tentent avec courage de se défaire des clichés et des étiquettes qu'on aime leur coller au front. Une communauté victime de multiples discriminations, qu'elles soient de genre, raciales ou sociales. Souvent issue d'un milieu populaire, et victime de slut-shaming (l'acte de culpabiliser ou disqualifier toute femme dont l'attitude ou l'aspect physique seraient jugés provocants ou trop ouvertement sexuels), la strip-teaseuse apparaît comme le réceptacle et le miroir grossissant du patriarcat dont elle connaît trop bien les travers.

Martial
Journaliste SoonNight
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