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Canal+ fait plier NordVPN et Surfshark : les VPN devront bloquer les sites IPTV pirates en France

mcetv - Canal+ fait plier NordVPN et Surfshark : les VPN devront bloquer les sites IPTV pirates en France

Les VPN NordVPN et Surfshark devront bloquer les services IPTV pirates en France. Une première juridique qui menace 3 millions de foyers.

Le groupe Canal+ vient de remporter une bataille majeure contre le piratage audiovisuel. Cette victoire concerne directement les services IPTV illégaux qui permettent d’accéder à des contenus protégés. Des millions d’utilisateurs en France pourraient être impactés par cette décision historique.

Canal+ obtient une décision sans précédent contre les VPN

Le tribunal judiciaire de Paris a rendu un verdict décisif en faveur de Canal+. La chaîne cryptée a obtenu que NordVPN et Surfshark bloquent l’accès aux services de streaming pirate. Cette mesure vise à empêcher les utilisateurs de contourner les restrictions géographiques pour accéder aux flux IPTV illicites.

NordVPN figure parmi les fournisseurs de réseaux privés virtuels les plus populaires au monde. Ce service compte plus de 14 millions d’utilisateurs et propose des serveurs dans 60 pays. Désormais, l’entreprise doit bloquer certaines adresses IP liées au piratage.

Surfshark, de son côté, a connu une croissance fulgurante depuis son lancement en 2018. Ce VPN permet des connexions illimitées sur un seul abonnement. Par conséquent, il attire de nombreux foyers souhaitant protéger tous leurs appareils simultanément.

« Cette décision marque un tournant dans la lutte contre le piratage audiovisuel en France. »

Une première juridique dans l’Hexagone

Jamais auparavant un tribunal français n’avait contraint des VPN à agir contre le piratage. Cette jurisprudence pourrait ainsi servir de modèle pour d’autres ayants droit. Les diffuseurs sportifs et les plateformes de streaming observent cette affaire avec attention.

ExpressVPN reste pour l’instant en dehors de cette procédure judiciaire française. Ce fournisseur basé aux Îles Vierges britanniques met en avant sa politique de non-conservation des logs. Pourtant, d’autres procédures similaires pourraient bientôt le concerner.

  • Blocage des adresses IP liées aux services IPTV pirates
  • Obligation de coopération pour NordVPN et Surfshark
  • Protection renforcée des droits de diffusion de Canal+
  • Précédent juridique pour de futures actions
  • Impact potentiel sur l’ensemble du marché des VPN

Les services IPTV illégaux dans le viseur des autorités

Le marché des abonnements IPTV pirates représente un manque à gagner colossal pour les diffuseurs. En France, on estime que plus de 3 millions de foyers utilisent ces services frauduleux. Ces plateformes proposent des milliers de chaînes pour quelques euros par mois.

ProtonVPN, connu pour son engagement envers la vie privée, adopte une position nuancée. Basé en Suisse, ce service bénéficie de lois strictes sur la protection des données. Ainsi, sa coopération avec les autorités françaises reste limitée par son cadre juridique local.

Les utilisateurs de ces services illégaux s’exposent désormais à des risques accrus. Au-delà des poursuites pénales possibles, la qualité du service devient aléatoire. De plus, les coupures fréquentes perturbent l’expérience de visionnage.

CyberGhost, avec ses serveurs optimisés pour le streaming, attire de nombreux utilisateurs. Cette entreprise roumaine propose des profils dédiés aux différentes plateformes légales. En revanche, elle rappelle régulièrement que son service ne doit pas servir à des activités illicites.

Les conséquences pour les abonnés IPTV

Les personnes utilisant un VPN pour accéder à des flux pirates verront leur connexion perturbée. Les fournisseurs concernés devront mettre en place des filtres techniques. Cette mesure rendra l’accès aux contenus illégaux bien plus complexe.

Certains utilisateurs pourraient se tourner vers des solutions légales comme MyCanal ou les offres OTT. Les prix des abonnements officiels restent certes plus élevés. Pourtant, la fiabilité et la qualité justifient souvent cet investissement.

L’avenir de la diffusion audiovisuelle en question

Cette décision judiciaire intervient dans un contexte de mutation profonde du secteur. Les habitudes de consommation évoluent rapidement vers le streaming. Canal+ doit aussi protéger ses droits sportifs acquis à prix d’or.

La Ligue 1, les films en première exclusivité et les séries originales constituent le cœur de l’offre. Les pirates redistribuent ces contenus sans aucune rémunération aux créateurs. Par conséquent, l’ensemble de l’écosystème audiovisuel souffre de cette situation.

Les autorités européennes travaillent sur une harmonisation des règles anti-piratage. Plusieurs pays ont déjà adopté des mesures similaires contre les services IPTV frauduleux. La France fait désormais figure de pionnière dans l’implication des VPN.

Les prochains mois révéleront l’efficacité réelle de ces blocages techniques. D’autres fournisseurs de VPN pourraient être ajoutés à la liste des entreprises concernées. Le bras de fer entre diffuseurs et pirates entre dans une nouvelle phase décisive.

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