Strip Interview avec Dj Atonne!!!!

Avec Dj Atonne, nous avons crée la Strip Interview, un vêtement enlevé par question…Mais non, on déconne! Découvrez ce jeune Dj parisien qui a déjà pas mal roulé sa bosse à travers le monde!

Tu tournes pas mal à Paris, en Europe & aux US mais avant parler de ta carrière internationale, peux-tu revenir sur ton parcours.

Mon parcours est assez simple. J’ai connu, auparavant, un dj R’n’B qui s’appelle Dj Poska, faisant des grosses compil’ R’n’B à l’époque. Je l’ai suivi et il m’a fait découvrir sa passion en le regardant faire. Par la suite, chez moi, j’essayais de reproduire. Petit à petit, j’ai fait mes preuves en soirée. En gros, c’est un parcours classique, je n’ai jamais été pistonné. Tout ce que j’ai eu, c’est grâce à ma persévérance et mon travail. J’ai toujours fait ça par passion. C’est peut-être ma différence majeure avec quelques djs actuels.

Ton but n’est pas de devenir star ?

Non, mon but premier est être derrière des platines et de voir danser les gens et surtout faire la fête.

Tu dis t’entraîner chez toi. Avec quoi as-tu débuté ?

J’ai débuté sur des platines vinyles Technics  qu’on m’avait prêtées et puis petit à petit j’ai dévié vers des platines CDs et après j’ai acheté le matos qu’on peut trouver en club, Pioneer CDJ 800.

Quelles étaient tes premières résidences ?

Une de mes amies faisaient des saisons à Chamonix et je suis parti avec elle. Sur Paris, j’ai mixé dans quelques bars à Saint Germain, des petits clubs. Ma première grosse résidence était à La Costa, dans le Val de Marne. Ce fut un véritable tremplin, car j’ai pu côtoyer de très grands artistes. C’est devenue ma maison car j’y joue encore.

Ton style a t’il bougé ?

Si j’avais sorti à mes débuts un hit, j’aurai pu resté dans un même style mais en tant que résident, je dois m’adapter, donc mes influences bougent en fonction de l’actualité musicale. Cependant, j’ai toujours adoré la House, l’électro…

Tu as l’air d’avoir des goûts assez éclectiques…

Oui, obligatoirement car je joue dans divers endroits qui n’ont pas le même style musical. Je peux autant jouer de la House que du Reggaeton. Je suis un passionné de musiques donc je m’adapte. Du moment que je fais plaisir aux gens et qu’ils reviennent pour m’écouter.

On a parlé de tes résidences en France mais l’été, tu pars au Portugal…

ça fait des années que je le fais grâce à la Costa. On faisait des tournées dès le Nord du Portugal. On descendait le pays en voiture et chaque soir, je mixais dans un club différent. Ensuite, je l’ai fait avec le Sète club. Pendant 6 étés, j’ai fait des tournées. Maintenant, je suis booké tous les étés dans Black Jack à Algarve dans le sud du Portugal. Ce club est une institution la-bas, il met les moyens pour le rester. Les portugais sont de très grands amateurs de musique donc je peux me faire plaisir sur la tracklist.

Tu as également eu la chance de mixer aux États-Unis, notamment à Las Vegas et Miami…

J’ai eu cette chance grâce à un Dj en particulier qui m’a poussé, Chris Garcia. J’ai pu mixer au Drai’s, l’after hour le plus connu des US.

Quels sont tes meilleurs souvenirs aux US ?

Las Vegas pour sur car Miami, pendant la WMC, c’est juste mixer pour mixer et se faire voir, il n’y a pas de kiff. À Vegas, si des filles aimaient mon son, elles me filaient des tips de 20$.

On va basculer vers l’autre versant de ta carrière, la production. Quels ont été tes principales influences ?

Je suis un touche à tout donc je ne veux pas me fermer à un style. Si j’avais une carrière bien construite avant, j’aurais pu me focaliser sur un genre bien précis. En gros, mes influences, je les cherche autant dans les musiques latines qu’électroniques.

Depuis combien de temps tu produis ?

On va dire que c’est devenu sérieux depuis un peu plus de deux ans.

Pour le label in Studio, tu t’es associé avec différentes personnes. Peux-tu nous en dire un peu plus ?

In Studio a été monté mais un ami Numa Lesage, que j’ai rencontré à Miami. C’est devenu notre bébé sur lequel on sort nos prods. Lui est plus fermé sur un style musical House/Progressive et moi plus dans le commercial, on se complète musicalement. On essaye de le pousser au maximum mais actuellement, pour toucher les radios, c’est de plus en plus compliqué.

Et donc dernière partie de l’interview, les premières parties d’artistes au Zenith! Avec qui a-tu commencé ?

C’était avec Da Weasel, un groupe de rap portugais. C’était un concert sponsorisé par La Costa, ils avaient un problème de première partie et ont eu l’idée de prendre un Dj pour chauffer la salle pendant 30 minutes. Ensuite, il a eut Don Omar, Tito El Bambino. L’an dernier, une nuit du Raggeaton avait été organisée avec pleins d’artistes latinos où j’ai eu l’opportunité de mixer.

J’ai l’impression que tu as gardé de bons contacts dans la musique latine…

Grâce aux clubs dans lesquels je mixais : Le Sète, La Costa… Je suis fier de mon travail et du parcours que j’ai pu faire depuis mes débuts. Ce n’est pas donné à tout le monde de mixer au Zenith devant 7 000 personnes.

Et être Dj d’artiste, ça ne te branche pas ?

Non, pas du tout. On me l’a déjà proposé mais il n’y a pas de grandes possibilités d’évolution.

Par exemple, le Dj de Pitbull lui, marche bien, même tout seul…

C’est un cas à part. Et puis déjà pour être le Dj de Pitbull, il faut déjà être connu 🙂 Mais si on me propose d’être le Dj de Pitbull ou Sean Paul, j’accepte direct!

Que peut-on te souhaiter pour l’avenir ?

Avoir de plus en plus de connexions et trouver des chanteurs pour mes productions!

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