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Thierry Marx alerte: sur un menu à 22 €, il ne reste que 40 centimes, un restaurateur gagne moins qu’un serveur de fast-food

Soonnight - Thierry Marx alerte: sur un menu à 22 €, il ne reste que 40 centimes, un restaurateur gagne moins qu’un serveur de fast-food

22 € au menu, 40 centimes pour le restaurateur. Ce signal d’alarme relance le fait maison et des aides ciblées sur l’énergie.

Le chef Thierry Marx lance un cri d’alarme qui résonne chez chaque restaurateur. Derrière une assiette bien dressée, les chiffres ne s’additionnent plus. Ainsi, la pression des coûts transforme un repas complet en pari risqué.

Pourquoi l’addition ne tombe plus juste

Les postes explosent tous en même temps, et la marge se réduit. L’énergie pèse lourd, tout comme les matières premières et les salaires. Pourtant, le prix en salle ne peut pas grimper sans fin. Pour un restaurateur, l’équation devient précaire et fatigante.

Thierry Marx décrit une situation devenue intenable. Sur un menu à 22 €, il ne resterait parfois que 40 centimes. De plus, il compare ce reste à la paie d’un serveur de fast-food, pour montrer l’écart. En bref, la rentabilité s’effrite jour après jour.

Ce que Thierry Marx propose

Le chef plaide pour une loi-cadre sur le fait maison. Ainsi, le client saurait ce qu’il paye, et l’artisan gagnerait en lisibilité. De plus, des aides ciblées sur l’énergie stabiliseraient les coûts. Un restaurateur pourrait alors investir, au lieu de seulement colmater.

« Il ne reste que 40 centimes sur un menu à 22 €. »

Il demande aussi des démarches simplifiées. Car les petites maisons courent après les formulaires, au lieu de servir. Ensuite, il insiste sur une trajectoire claire pour les charges. Par conséquent, chacun pourrait planifier sans trembler chaque fin de mois.

Des chiffres qui parlent et des réalités de terrain

Regardons une addition type à 22 €. D’abord viennent les achats de denrées, puis l’énergie et le loyer. Ensuite, arrivent la masse salariale, les charges et la fiscalité. Au bout du compte, il peut ne rester que 40 centimes pour le restaurateur.

  • 40 centimes de reste sur un menu à 22 €
  • Coût de l’énergie en hausse continue
  • Pression des charges et de la masse salariale
  • Besoin d’une loi-cadre sur le fait maison
  • Écart pointé avec le salaire en fast-food

Le secteur peine aussi à recruter. Les horaires découpés usent les équipes, et les vocations se raréfient. Ainsi, la qualité de service peut en souffrir, même avec une équipe motivée. De plus, la formation demande du temps et un budget.

Les indépendants n’ont pas la même force que les grandes chaînes. En revanche, ils portent l’identité culinaire des quartiers. Aussi, les plateformes de livraison grignotent les marges par leurs commissions. Dès lors, un restaurateur hésite à ouvrir plus longtemps pour si peu.

Des pistes concrètes pour tenir

Beaucoup revoient leur carte pour la rendre plus courte. Ainsi, les produits tournent vite, et le gaspillage diminue. De plus, les recettes de saison limitent les coûts cachés. Par conséquent, l’assiette reste gourmande et viable.

Côté énergie, un audit simple peut révéler des leviers utiles. Par exemple, ajuster les appareils, lisser les cuissons, et négocier les contrats d’énergie. Aussi, des groupements d’achats aident à peser dans la balance. Un restaurateur gagne alors quelques précieux points de marge.

Ce que les clients peuvent faire sans payer plus

Le client joue un rôle discret mais réel. Il peut privilégier les maisons qui cuisinent sur place. Ainsi, le label fait maison prend tout son sens. Et la fidélité amortit mieux les périodes creuses.

La transparence sur la note rassure tout le monde. Par exemple, un détail clair sur les produits fait accepter une légère variation. De plus, comprendre la vraie valeur d’un plat évite les malentendus. Cela soutient aussi le travail patient du restaurateur.

Le débat dépasse un seul établissement. Désormais, la filière attend un cadre lisible pour investir. Ensuite, l’accompagnement sur l’énergie doit viser les plus exposés. En bref, ces signaux offriraient l’oxygène qui manque aujourd’hui.

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