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Pigeons: détruire un nid au jardin peut coûter jusqu’à 150 000 € d’amende en France

Soonnight - Pigeons: détruire un nid au jardin peut coûter jusqu’à 150 000 € d’amende en France

Pigeons au jardin attention à la loi. Adoptez les bons gestes pour éviter jusqu’à 150 000 € d’amende en période de nidification.

Vous avez repéré des pigeons autour du jardin et un petit nid blotti dans la haie ? La tentation de nettoyer vite fait est grande, surtout avant un déjeuner dehors. Pourtant, un geste mal orienté peut coûter cher.

Pourquoi un simple nid peut poser un gros risque légal

Le Code de l’environnement encadre strictement la période de reproduction des oiseaux. Déplacer, détruire ou perturber un nid actif peut constituer une infraction. Ainsi, même un petit chantier de taille peut se transformer en procédure. Les sanctions montent vite, surtout en cas d’espèce protégée.

Un nid n’est pas toujours facile à identifier. Beaucoup confondent ceux de merles, de rougequeues ou d’hirondelles avec des amas de feuilles laissés par le vent. En ville, la présence de pigeons ramiers ajoute à la confusion. De plus, certaines espèces s’installent à quelques mètres des habitations.

La règle est simple et prudente : on n’agit pas sur un nid occupé. L’Union européenne et la réglementation française protègent de nombreuses espèces communes. La période sensible s’étend généralement du printemps à la fin de l’été. En cas de destruction illégale, la peine peut atteindre 3 ans de prison et 150 000 € d’amende.

« Avant d’intervenir, observez, vérifiez l’activité du nid et demandez conseil si un doute persiste. »

Quand tailler, nettoyer ou intervenir sans enfreindre la loi

Avant de tailler une haie ou de vider un abri, prenez dix minutes d’observation. Restez à distance et guettez des allées et venues régulières. Si vous voyez des allers-retours fréquents, la prudence s’impose. Aussi, en cas de doutes avec des pigeons près d’un auvent, suspendez l’intervention.

Le bon réflexe consiste à reporter les travaux non urgents. Attendez la fin de la saison de reproduction, souvent entre mi-mars et fin juillet. En revanche, si un risque immédiat existe, documentez la scène avec des photos datées. Contactez la mairie, l’OFB ou une association naturaliste pour un avis écrit.

  • Observer au moins 20 minutes avant toute action
  • Rechercher indices: coquilles, fientes, va-et-vient
  • Reporter les travaux en présence d’un nid actif
  • Garder des preuves: photos, témoins, devis datés
  • Demander un avis à un service compétent

Espèces fréquentes au jardin et protections applicables

De nombreuses espèces nichent discrètement près des maisons. Hirondelles, martinets, rougegorges et merles figurent souvent parmi les hôtes. Leurs nids peuvent se cacher dans un lierre dense ou sous un débord de toit. Ainsi, un simple coup de sécateur peut détruire une couvée sans que l’on s’en rende compte.

Le statut des espèces varie selon les régions et les périodes. Les pigeons ramiers, par exemple, sont chassables à certaines dates fixées localement. Cela ne donne pas pour autant le droit de détruire un nid actif. Par conséquent, mieux vaut vérifier les calendriers et la situation exacte sur place.

Apprenez quelques indices faciles à reconnaître. Un nid en coupe bien tressé évoque souvent un merle. Les hirondelles fabriquent des demi-coupes en terre sous les avancées. En revanche, des plumes et des brindilles sommaires dans une cavité peuvent signaler un autre hôte.

Quand un nid paraît inoccupé, ne vous précipitez pas. Les adultes s’absentent parfois longtemps pour se nourrir. Attendez au moins 48 heures sans activité visible pour conclure à l’abandon. De plus, privilégiez une intervention tôt le matin, quand la fréquentation est la plus régulière.

Prévention douce et cohabitation

La meilleure stratégie reste d’éviter l’installation aux endroits sensibles. Placez des fils inox tendus au-dessus des rebords pour gêner l’appui. Des objets mobiles et réfléchissants fonctionnent bien près des balcons. Ainsi, les pigeons cherchent plus volontiers un autre site de repos.

Installez ces dispositifs hors période de reproduction pour limiter tout stress. Des filets adaptés doivent être bien posés, sans piège ni blessure possible. Demandez un avis professionnel si l’accès est difficile. De plus, supprimez les sources de nourriture et fermez les sacs poubelles.

Procédures et recours en cas de litige

Certaines situations exigent une action rapide, comme un chantier de sécurité. Il existe alors une procédure de dérogation encadrée par la loi. L’autorité compétente peut autoriser une intervention sous strictes conditions. Par conséquent, montez un dossier clair, y compris en cas de présence de pigeons dans un bâtiment public.

En cas d’infraction, la réponse peut être ferme. La destruction d’un nid d’espèce protégée expose à jusqu’à 150 000 € d’amende et 3 ans d’emprisonnement. Des agents assermentés constatent les faits et saisissent le parquet. Même si vous visiez des pigeons, une erreur d’identification ne disculpe pas l’auteur.

Un désaccord entre voisins survient parfois lors de tailles de haies. Tentez d’abord un échange calme et documenté, photos à l’appui. En bref, la médiation locale et l’assurance protection juridique aident souvent. Gardez chaque devis, recommandation et réponse écrite pour sécuriser vos démarches.

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