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Canal+ obtient en justice que Google et Microsoft bloquent les sites IPTV illégaux

SoonNight - Canal+ obtient en justice que Google et Microsoft bloquent les sites IPTV illégaux

Google et Microsoft contraints de bloquer 117 sites IPTV pirates. Les abonnés illégaux risquent de perdre leur accès du jour au lendemain.

Imaginez-vous abonné à un service de streaming à prix cassé. Puis, un matin, plus rien ne fonctionne. Cette situation touche des milliers de Français, car la guerre contre l’IPTV illégale s’intensifie. Canal+ vient d’obtenir une victoire majeure en justice, forçant Google et Microsoft à agir.

Canal+ remporte une bataille décisive contre le piratage

Le tribunal judiciaire de Paris a rendu une décision historique. Le groupe Canal+ a obtenu gain de cause face aux géants du numérique. Désormais, Google et Microsoft doivent bloquer l’accès à plusieurs sites pirates via leurs moteurs de recherche.

Cette ordonnance concerne 117 noms de domaine liés à des plateformes de streaming illégal. Par conséquent, ces adresses disparaîtront progressivement des résultats de recherche. Les utilisateurs auront donc plus de mal à trouver ces services frauduleux.

La justice française montre ainsi sa volonté de protéger les ayants droit. En effet, le piratage représente un manque à gagner colossal pour les diffuseurs légaux. Canal+ estime ses pertes à plusieurs centaines de millions d’euros chaque année.

« Cette décision marque un tournant dans la lutte contre le piratage audiovisuel en France. »

Les VPN dans le viseur de la justice

L’ordonnance ne s’arrête pas aux moteurs de recherche. Elle cible aussi les fournisseurs de VPN qui facilitent l’accès aux contenus piratés. Ces outils permettent aux utilisateurs de contourner les blocages géographiques.

Pourtant, tous les VPN ne servent pas au piratage. Beaucoup de personnes les utilisent pour protéger leur vie privée en ligne. Cependant, certains services sont clairement associés à des activités illégales liées à l’IPTV.

Pourquoi l’IPTV illégale séduit encore autant

Le succès des offres pirates s’explique par leurs tarifs très bas. Un abonnement coûte souvent moins de 50 euros par an. En comparaison, les bouquets légaux dépassent facilement 40 euros par mois.

De plus, ces services proposent un accès à des milliers de chaînes du monde entier. Les matchs de football, les films récents et les séries sont disponibles sans restriction. Cette offre pléthorique attire naturellement les consommateurs.

  • Prix très attractif comparé aux offres légales
  • Accès à des contenus sportifs premium
  • Installation facile sur box Android ou Smart TV
  • Catalogue international sans frontières
  • Aucun engagement contractuel

Néanmoins, ces avantages cachent des risques réels. Les utilisateurs s’exposent à des poursuites judiciaires. Ils peuvent aussi voir leurs données personnelles compromises par des acteurs malveillants.

Les risques concrets pour les utilisateurs

S’abonner à un service d’IPTV pirate n’est pas sans conséquence. La loi française prévoit jusqu’à 3 ans de prison et 300 000 euros d’amende. En pratique, les sanctions touchent surtout les revendeurs.

Par ailleurs, les données bancaires transmises à ces plateformes sont vulnérables. Aucune garantie de sécurité n’existe chez ces opérateurs clandestins. Ainsi, le risque de fraude reste élevé pour chaque abonné.

Les coupures de service surviennent aussi régulièrement. Quand une plateforme ferme, l’argent versé est perdu. Aucun recours légal n’est possible face à un service illégal.

Une stratégie coordonnée à l’échelle européenne

Canal+ n’agit pas seul dans ce combat. Les diffuseurs européens coordonnent leurs efforts depuis plusieurs années. L’objectif consiste à assécher les sources de revenus des pirates.

En France, l’Arcom joue un rôle central dans ce dispositif. Cette autorité peut ordonner le blocage de sites en quelques heures. Lors d’événements sportifs majeurs, cette réactivité devient cruciale.

Les fournisseurs d’accès internet participent activement à ces opérations. Orange, SFR, Bouygues et Free bloquent déjà des centaines de domaines. La décision concernant Google et Microsoft renforce donc cet arsenal existant.

Cette approche globale commence à porter ses fruits. Selon certaines études, le piratage audiovisuel a légèrement reculé en 2024. Cependant, les réseaux pirates s’adaptent constamment aux nouvelles mesures de blocage liées à l’IPTV.

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