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IA: la consommation d’eau des data centers rivalise avec toute l’eau embouteillée bue chaque année dans le monde

IA: la consommation d’eau des data centers rivalise avec toute l’eau embouteillée bue chaque année dans le monde

IA et data centers accentuent la pression sur l’eau. Indicateurs WUE et actions pour réduire l’empreinte.

L’eau devient la nouvelle métrique de la puissance numérique. Avec la montée en flèche des usages de l’IA, les centres de données voient leur soif d’eau croître rapidement. Le sujet touche à nos gestes quotidiens, car la demande s’étend des entraînements de modèles aux simples requêtes.

Une soif technologique qui interroge

Des projections relayées par la presse spécialisée estiment que, à rythme actuel, l’eau consommée par l’écosystème des datacenters pourrait approcher celle de toute l’eau en bouteilles bue dans le monde en un an. Le rapprochement frappe, car il donne une mesure concrète. Ainsi, il permet de comprendre l’ampleur d’un phénomène souvent abstrait. L’IA attire l’attention, mais l’eau reste la variable critique.

Pourquoi tant d’eau ? D’abord, le refroidissement des serveurs exige des volumes stables et sûrs. De plus, l’électricité consommée génère une part d’eau indirecte via les centrales thermiques. En revanche, les sites qui utilisent plus d’énergies renouvelables réduisent cette part.

Les pics viennent des phases d’entraînement, puis des milliards de requêtes d’usage. Ainsi, la charge varie selon les horaires, la météo et la localisation. De plus, certains opérateurs déplacent des calculs la nuit pour limiter l’évaporation. D’ici 2027, l’IA pourrait représenter un appel d’eau inédit si rien ne change.

« Chaque requête n’est pas anodine : elle mobilise de l’énergie, donc de l’eau. »

D’où vient cette empreinte hydrique ?

Plusieurs technologies coexistent, du free cooling à l’adiabatique. Ainsi, le choix d’un système dépend du climat et du coût local. De plus, la proximité d’une source d’eau non potable peut soulager la ressource d’eau douce. L’IA pousse à optimiser ces arbitrages techniques.

Ainsi, chez Nestlé, l’activité eau en bouteille a connu une hausse de +20,5 % en 2005, signe d’un marché très porteur. Par conséquent, cette dynamique rappelle l’ampleur des volumes comparés quand on juxtapose data centers et boissons.

  • Comprendre la part d’eau directe et indirecte par site
  • Suivre un indicateur public de performance hydrique (WUE)
  • Préférer des sources d’eau non potables ou régénérées
  • Ajuster la charge aux heures et saisons les moins risquées
  • Associer les riverains aux décisions sur l’usage de l’eau

Les chiffres globaux mélangent eau directe et eau grise liée à l’électricité. Aussi, les régions déjà en stress hydrique craignent des conflits d’usage. En bref, une gouvernance locale claire aide à prévenir les tensions. Les opérateurs peuvent publier des indicateurs par site pour gagner la confiance.

Qui paie la facture d’eau et comment la réduire

Autour des campus numériques, les habitants voient passer les camions, ou les nouveaux forages. Ainsi, la transparence sur la consommation, site par site, rassure et oriente les choix. De plus, l’accès à de l’eau recyclée protège la ressource potable. L’IA profite alors d’un cadre social plus solide.

Chez PepsiCo, la marque Aquafina illustre la place de l’eau en bouteille dans les habitudes. En revanche, cette référence sert ici d’étalon pour appréhender des masses d’eau parlantes.

Le coût réel de l’eau diffère selon les régions et les saisons. Ainsi, certains opérateurs paient plus pour l’eau potable que pour l’eau régénérée. De plus, des clauses d’arrêt en cas de sécheresse apportent de la flexibilité. En revanche, l’absence de règles claires crée des risques juridiques.

Techniques et arbitrages responsables

Première piste : circuits fermés et tours sèches lorsque le climat s’y prête. De plus, l’adiabatique peut basculer vers l’air seul aux heures chaudes. En revanche, l’usage d’eau non potable, saline ou régénérée, limite l’impact sur la ressource. Par conséquent, le choix du site reste décisif.

Les entreprises publient déjà des bilans annuels d’eau, avec des marges de progrès. Ainsi, un reporting par région, assorti d’objectifs locaux, facilite le suivi. De plus, la mesure du WUE par usage (entraînement, inférence) rend l’IA lisible pour tous. Les collectivités peuvent l’exiger dans leurs appels d’offres.

En 2005, Nestlé a aussi enregistré une croissance de +16,5 % sur le segment eau en bouteille. Ainsi, l’ordre de grandeur du marché aide à contextualiser les projections hydriques du numérique.

Que peuvent faire les utilisateurs et les décideurs

Nous pouvons alléger la charge, sans renoncer aux services. Ainsi, regrouper les requêtes évite des allers‑retours inutiles. De plus, choisir des heures creuses limite l’appel d’eau aux pics. En bref, chaque geste compte quand des milliards d’usages s’additionnent.

Les acheteurs publics peuvent exiger des plans d’eau précis et vérifiables. Ainsi, des contrats d’eau recyclée sécurisent l’approvisionnement des sites sensibles. De plus, lier l’électricité à des sources sobres en eau réduit l’empreinte indirecte. Par conséquent, les standards sectoriels accélèrent la diffusion des bonnes pratiques.

Le numérique avance, mais la ressource commande le tempo. Ainsi, associer innovation et sobriété garantit un progrès durable. De plus, donner de la visibilité aux arbitrages crée un pacte de confiance. L’IA peut évoluer avec la planète si l’eau guide nos décisions.

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