Rendez-vous avec Julia Channel

Après le carton de 1er single, retrouvez les confidences musicales sur le canapé de la magnifique Julia Channel...
Quelle a été la base pour créer cet album et ce premier morceau qui cartonne en radio ?
Disons que c'est l'aboutissement de beaucoup de travail, car il y a eu beaucoup d'étapes avant ce projet. J'ai travaillé avec plusieurs producteurs. Il s'est passé beaucoup de choses avant d'arriver à l'aboutissement de ce projet. Il y a déjà deux clips sur la toile qui tournent. Le second single devrait sortir d'ici quelques semaines avant la sortie officielle de l'album. Ce projet a été très compliqué à mettre en place. De plus, j'ai bâti mon projet en Angleterre, ce qui rajoute une difficulté supplémentaire, mais de l'avoir fini dans un pays qui n'est pas le sien, c'est très gratifiant.
En combien de temps, ce projet a t'il abouti ?
4 ans en tout! Entre le premier titre que j'avais fait All I Want, où j'avais fait 4 clips différents.
Comment as-tu choisi les personnes avec qui tu as collaboré ?
J'ai eu beaucoup de chance car rapidement j'ai pu être mise en relation avec les bonnes personnes. Je n'ai pas eu de plans galères à tomber sur des personnes sans intérêt. Les paroliers, producteurs, compositeurs sont des personnes très installées dans le milieu musical et s'ils ne croyaient pas en mon projet, ils ne seraient pas mouillés. Je suis assez fière de l'équipe qui m'entourent.
Pourquoi as-tu fais le choix de l'avoir fait à l'étranger ? Pour casser des Apriori qui existaient en France ?
Oui, c'est clair! En France, on va toujours ressortir le passé et les clichés persistent. Les anglais sont beaucoup plus intelligents et ne regardent que le présent. J'ai également choisi l'Angleterre pour la création et le côté international. Si les chansons marchent en anglais, c'est plus simple de s'exporter alors que chanter en Français, c'est beaucoup plus réducteur. Je fais de la Dance/Electro/Pop et je trouve qu'avec la langue française, ça ne passe pas. Ce n'est pas une langue appropriée pour ce genre de musique.
Quelles ont été tes premières inspirations ou des artistes qui t'ont marqués pour créer cet album...
On va dire que j'ai été influencée par les artistes avec lesquels j'ai grandi; je ne me base pas trop sur la nouvelle génération. Je peux citer Michael Jackson, Georges Michael, qui sont des artistes qui ont la capacité de faire des albums très différents sans problème. Et aujourd'hui, les artistes Dance font tout un album de Dance sans changer de style, donc tous les titres se ressemblent énormément. Dans mon album, j'ai voulu changer de style à chaque titre tout en garder la trame de l'album. Et puis, je trouve ça beaucoup moins ennuyeux de passer d'un titre Dance, à de l'Electro puis à du Hip R'n'B. Je vais également chercher des références dans les années 70/80 car toute la richesse musicale vient de là.
Comment as-tu participé à l'élaboration de ton album ?
Pour les compositeurs, je vais leurs donner une direction de départ, ensuite, ils me font des propositions. Je ne sais pas écrire la musique mais par contre, je leurs donne des indications instrumentales, c'est assez facile à expliquer.
Les mélodies, elles sont faites par une autre personne, j'essaye de me faire comprendre même si des fois, cela est un peu compliqué. Cette personne me fait toutes mes mélodies et il arrive à être juste dès les premiers jets.
Par contre, pour le mix, je travaille avec quelqu'un qui est à Atlanta. Il m'envoie un premier mix et je lui donne également des directions. Et le Mastering se fait en Angleterre pour finir. Je participe à toutes les étapes! Vu que je produis mon album via mon label, je suis obligée de tout contrôler.
Ce n'est pas trop difficile, en tant que femme de gérer un label (Black Sheep Records) ?
Non, car je ne gère pas encore d'autres artistes. C'est sûr que par la suite, j'aimerai mais mon projet musical me prend beaucoup de temps et je dois le mener à terme pour l'instant. Mais je suis bien entourée!
Combien de personnes travaillent avec toi sur le label ?
L'équipe principale est basée en Angleterre, il y a plus de 10 personnes qui y travaillent.
Pourquoi avoir basé toute la production à Londres et pas aux US ?
Parce que je vis la-bas. Après, je ne dis pas qu'un jour, je ne déménagerai pas aux Etats-Unis mais c'est un marché qui est encore plus compliqué à atteindre.
Le but premier de l'album, c'est d'"envahir" l'Europe ?
Si j'arrive à faire ça, c'est génial. Si j'y arrive déjà sur une petite partie, je serai heureuse. En Europe, chanter anglais ouvre des perspectives plus larges qu'en français.
As-tu eu des feed-backs d'autres artistes ?
J'ai reçu des encouragements. Tous les gens que je connais dans la musique, me soutiennent. Certains me donnent des conseils de prod, de style. J'écoute tout ce qu'on me dit, même si après, on n'est pas obligé de tout prendre.
Je suis très attachée également à ce que je les gens postent sur les réseaux sociaux. Honnêtement sur
All I Want, les retours furent mitigés et sur
Forever in a Day les commentaires sont très positifs.
As-tu pensé pour l'avenir à faire des featurings ?
J'aimerai bien! En tout cas dans l'album, il y a un featuring avec un artiste américain qui s'appelle Lemarvin, qui vient lui-même de faire un titre avec Fat Man Scoop. C'est un artiste avec lequel, j'avais envie de travailler car j'aime beaucoup sa voix, son flow. Le titre est plus hip Hop. Dans le futur, j'adorerai faire des feats avec des artistes comme Will I Am... Commercialement parlant, c'est toujours un plus de faire un featuring.
Et avec un Dj ? Car on voit beaucoup en ce moment, des artistes Pop/Dance qui s'associent avec un Dj...
Je ne dirai pas non :)
Un grand merci à Julia pour sa gentillesse et sa patience... Nous vous donnerons de ses nouvelles dans quelques semaines!
Par
Angie