Interview de Makassy

Interview de Makassy,27 ans : Chanteur en Vogue sur le grand ouest



 

- Bonsoir Makassy, d'ailleurs, pourquoi ce pseudo Makassy ?

Cela veut dire fort et/ou dur en lingala, dialecte le plus parlé au Congo, mon pays d'origine. Disons que quand j’étais môme je me battais souvent. Au football on me chambrait beaucoup sur mon physique déjà imposant donc c’est venu naturellement de par le cercle familial.

- D'ou t’es venu l'envie de chanter ?

De mon papa. Il faisait parti d’un groupe appelé AFRICANA. Donc j’ai hérité de son amour pour la musique. Comme tout le monde j’ai fais mes 1ers concerts dans la douche. A 21 ans, je me suis gravement blessé à l’adducteur, j’ai donc dis adieu à mes rêves de footballeur. Je me suis subitement retrouvé avec du temps. Du coup tout en passant mon MASTER STAPS, je suivais le groupe de RAP de mon frère : LA SPIRALE DE L’OUEST sur ses scènes. Un jour j’ai écris JE NE SAIS PAS DIRE JE T’AIME, un morceau qui traite des difficultés de l’homme à exprimer ses sentiments. Je l’ai publié sur mon BLOG et beaucoup de téléchargements s’en sont suivis. J’ai multiplié les SLAMS sur des thèmes engagés, des featurings avec des gros artistes de PARIS. Je pensais m’arrêté là, mais le public ne voulait pas que je m’arrête. Des bookeurs m’ont proposé des shows et voilà, depuis j’écris, et les émotions que je partage avec mon public en concert me donne l’envie de continuer.

- D'ou te viens ton inspiration ?

Mes inspirations sont des interprétations sonores des réalités et des émotions que je vis, qu’autrui vit, que ma société vit et que je scénarise en chanson. Pour ce qui est des musiques, un rien peut m’inspirer, le bruit de la pluie qui tombe sur le sol, le bruit d’une bouteille posé sur la table… Bref j’élabore une 1ère ébauche de l’instrumentale sur mon vieil ACID PRO 4, puis ingénieurs du son, beatmakers et instrumentistes font le reste.

- Que fais-tu dans la vie a côté de la chanson ?

J’ai validé mon MASTER STAPS après ma blessure. Je suis donc professeur d’EPS à ce jour.

 


- Le morceau qui t’a fait monter ?

Le clip MY DREAMS réalisé par le label audiovisuel WEMADEIT m’a fait connaitre. Mon remix sensuel de HOLD YUH : ZOUKE MWEN DOUDOU est un gros buzz qui a été crédibilisé auprès du milieu artistique et des experts en musique par mon clip WITNESS. Là les gens ce sont dit : ah MAKASSY c’est une voix, une émotion sur patte et non pas seulement une foutaise bonne qu’à faire de l’argent et des showcases dans les clubs".

- Makassy, tes plus belles scènes?

Le Liberté, la salle de la Cité, l’Antipode, La scène Bastille et bon nombre de clubs très côtés en FRANCE.

- Ce dont tu es le plus fier ?

Je suis fier de mon public. Car je suis un artiste atypique, je chante de tout car j’estime que la musique est une grande famille que j’aime et dont je ne peux ignorer aucun membre. Et pourtant quelque soit le style de son que je produis, il est là, il me suit, il partage ma musique et me fait connaitre aux yeux du monde, car étant un artiste indépendant, je n’ai pas forcément les moyens de me payer une distribution et une publicité assez conséquente pour exister à l’échelle internationale. Et pourtant, je suis passé sur FUN RADIO en France et en Belgique, sur SKYROCK, TRACE, W9 etc grâce à lui. Et en concert, il chante, il rit, il pleure, il danse… c’est comme si le public ressentait, comprenait, partageait instantanément mes émotions. Je suis fier de cette magie et de ce feeling qu’on partage. C’est tellement bon… Pourvu que ça dure

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