Da Fresh - One Imaginary boy

Arnaud Cashchera aka Da Fresh aka le petit provincial (trop ?) vite devenu grand revient avec un nouvel album.

Un petit retour en arrière s’impose : en 2002 Da Fresh explose sur le devant de la scène électronique française avec « Fuckin’ Track » qui s’avèrait effectivement fuckin’ good. Le track sortait de album « Supa Feeling » produit par le label lyonnais Weaked Music. Depuis, le garçon n’a pas chômé.
En effet, on l’a trouvé dans les bacs de la Fnac avec « Broken Dream » et dans ceux des disquaires plus spécialisés avec des remixes pour des artistes plus ou moins bons allant d’Agoria à The Freshmakers.
Plus récemment on a pu entendre « Spaghetti Groove », et je me suis dit que le futur
album risquait d’être une bombe atomique qui le propulserait à nouveau tout devant,
qu’il pourrait réconcilier « l’intelligentsia électronique et le grand public »
comme son label l’avait pompeusement annoncé. Alors, a-t-il réussi son pari ?

Da Fresh a semble-t-il voulu faire comme Agoria, un album dans « l’air du temps ». Des tracks électroniques mais variés, emprunts d’un climat et d’un sens qui pourraient toucher tout le monde ou presque. L’exercice est difficile et assez casse-gueule.

Le CD commence par « I try », une boucle qui fait « common’» et « yeah » sur fond de ce qui pourrait s ‘apparenter à un orgue. On a du mal à accrocher mais bon c’est l’intro ... Puis le premier track à vocation dancefloor, « On The Road », arrive , mais n’arrive pas à me convaincre.

Parlons plutôt des vraies réussites que contient ce CD : les ballades électroniques, avec notamment « Mistery », un titre assez deep dans lequel on se laisse couler entre le riff dégoulinant à souhait et une très jolie voix féminine parfaitement traitée à l’écho.
Pour danser, on retiendra le déjà-paru-en-vinyl « Luv Doesn’t Love Me », redoutable, mais qui l’aurait peut-être été plus encore sans les vocales. Il y a également « A Night At The Beach », LE track du CD, qui ne ressemble à rien de ce que Da Fresh a pu faire auparavant ! Un petit riff tout simple de minimale qui parvient à me faire oublier l’intro du CD. On a donc un album partiellement réussi grâce à ces tracks « coups de coeur » comme on dit à la Fnac, mais on aurait aimé du plus convaincant, moins vocal et plus original niveau dancefloor, car on a parfois la désagréable impression d’écouter une pale copie d’un Dahlback ou autre David Carretta dans une phase un peu molassonne.

Mela gouache

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